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 Entre deux feux [PV James Rhodeet Reginleif]

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Johann Schmidt

Red Skull│Leader d'Hydra.

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Messages : 16
Date d'arrivée : 11/08/2013
Célébrité : Hugo Weaving


MessageSujet: Entre deux feux [PV James Rhodeet Reginleif]   Lun 30 Sep - 13:03


" Nous venons de reçevoir la confirmation de l'équipe Tera : la cible a bien été capturée. Ils se dirigent à présent vers le centre de Brooklyn en empruntant la quatre voies d'Ocean Pkwy. "

L'agent de l'Hydra porta la main à son oreillette bluetooth, fronçant légèrement ses sourcils d'un blond doré en suivant la conversation diffusée sur le canal central du NYPD. Satisfait, il se tourna depuis le siège passager vers l'arrière du véhicule.

" Comme prévu, la police les prend en chasse, seigneur Crâne Rouge. Six voitures de patrouille pour le moment, avec plusieurs barrages en installation afin de leur couper la route aux sorties de la quatre voies. Un hélicoptère est en décollage pour suivre leur fourgon depuis le ciel. "

" Gutte. Zehr gutte. "  Triompha sobrement le tacticien assis à l'arrière de l'automobile aux vitres teintées, une fumerolle de cigarette voilant les contours de son visage anguleux. Portant un complet noir par-dessus une chemise blanche et une cravate sombre, Schmidt accrocha la fausse insigne du FBI au revers de son costume. Un pastiche nécessaire à ses plans.  " Voyons voir combien de temps ces incapables d'Américains tiendront avant de craquer et d'appeler leur Eisen Patriot à la rescousse. "



L'information était classé secret-défense. Après avoir échappé de très près à une tentative d'empoisonnement, le consul russe des États-Unis, Liev Evimovitch, avait été admis anonymement au centre hospitalier de Conney Island, au sud du quartier de Brooklyn, le long de l'avenue Z. Traité en urgence, le quadragénaire représentant le gouvernement russe sur le sol américain bénéficiait d'une protection minimale privilégiant la discrétion, l'objectif numéro un des autorités nationales étant de prévenir toute tentative d'assassinat sur une personnalité politique extrêmement sensible. Les relations actuelles entre les deux anciens ennemis de la guerre froide peinaient à se réchauffer, le plus petit événement pouvant remettre de l'huile sur le feu. Or, ce matin même, Liev Evimovitch fut enlevé par un groupe d'hommes armés et cagoulés.
L'organisation tentaculaire Hydra avait dû jouer de tout son réseau d'informateurs pour réussir à mettre la main sur l'emplacement de cette cible de choix, et tous les espions de la Pieuvre ayant participé à cette victoire reçurent une promotion de la part de leur guide et leader adoré, Crâne Rouge.

L'objectif de Johann était d'étudier en situation réelle l'un des justiciers américains les plus médiatisés de ces derniers mois : Iron Patriot, l'armure aux couleurs de l'Amérique, qui répondait directement aux prérogatives de l'US Air Force. Un Captain America métallique, pour résumer grossièrement, qui risquait de devenir très vite un gêneur pour les futurs projets d'Hydra. D'où la nécessité d'étudier ses manières d'agir, ses forces et ses faiblesses, si possible lors d'un scénario pré-établi. La capture d'un consul par une force armée bien équipée parut être le meilleurs moyen d'obliger le colonel Rhode à prendre son envol, l'équipe Tera se composant de cinq agents de terrain aux compétences rivalisant avec des membres du SWAT. Cinq très bon tireurs, sachant prendre des décisions vite et bien, auxquels Hydra avait fournis des fusils d'assaut dernière génération et des tenues de protection ultra-performantes. Un défi en soi pour des policiers lambda ; ajoutez la présence d'un otage politique à l'équation, et plus aucune branche des forces de l'ordre n'est de taille à intervenir. Ne restent que les super-héros et justiciers affiliés à l'armée pour désamorcer la crise, Iron Patriot étant, de tous, le plus rapide à pouvoir intervenir.


" L'équipe Tera s'est permise de détruire l'un des véhicules de patrouille à sa poursuite pour illustrer sa puissance de feu. Ils ont dépassé le croisement avec l'Avenue R, et sont désormais survolés par un hélicoptère des SWAT. La garde nationale a préparé des barrages aux sorties de Church Avenue, de la 18ème et de Foster Avenue. Des renforts sont déployés dans les artères parallèles pour engorger les tronçons plus au sud, mais le plus gros des unités a été réquisitionné pour couper la quatre voies à hauteur de Fort Hamilton. "

" Logique. L'hypothèse la plus probable serait que le fourgon poursuive le plus longtemps sur l'axe le plus ouvert. Dites à nos hommes de se préparer à prendre la sortie de Foster Avenue, la police ne s'y attendra pas, et nous pourrons y arriver à peu près en même temps qu'eux. Le barrage va les empêcher d'avancer, et leurs poursuivants leur couperont toute retraite. Qu'ils tiennent alors leur position et menacent d’exécuter le consul. En tirant sur les civils, si besoin est : Foster Avenue a l'avantage d'être passante, et je doute que les autorités aient pris la peine d'évacuer les lieux. Le NYPD sera dépassé. "  Ordonna Schmidt en achevant de mettre son masque, dont la chevelure factice habituellement brune avait été teinte en châtain clair.

En costume trois-pièce sinistre, la relique humaine du vingtième siècle déplia les branches des lunettes à verres fumés allant de pair avec le reste de son déguisement, ne jetant par un regard à l'arme de service que le FBI attribuait à ses agents. De toute façon, Johann n'espérait pas s'en servir. Plissant les lèvres dans un rictus résigné, le militaire germanique consulta la fausse identité qu'Hydra lui avait créé de toutes pièces.


¤ Hugo Smith... Agent Hugo Smith, du bureau fédéral d'investigation. ¤  Lut-il silencieusement, avant de reporter son regard d'un brun acajou sur la route défilant derrière sa vitre. Il lui tardait de voir à l'œuvre l'inimitable armure du soldat de fer.

En cas de confrontation, le neuf milimètres standard du FBI ne lui serait pas d'un grand secours. Schmidt l'avait chargé de balles explosives, mais devinait que le petit calibre n'aurait pas plus d'effet sur une armure blindée qu'un coup de marteau. Au mieux, vider son chargeur lui ferait gagner un peu de temps. En revanche, la seconde arme à feu dont il disposait, un authentique Mauser C96, pourrait le tirer d'affaire, si Iron Patriot le perçait à jour. Le pistolet était l'unique modèle ayant survécu à la destruction de l'immense arsenal amassé par Hydra en détournant l'énergie du cube cosmique. Six cartouches d'énergie en magasin, six tirs pouvant pulvériser n'importe quelle matière (autre que le revêtement du bouclier de Captain America) en particules subatomiques. Chaque cartouche n'avait pas de prix, depuis que le Tesseract avait été repris par les autorités. Autant dire qu'à chaque pression de la détente, le coup aurait intérêt à faire mouche. Et même dans ce cas-là, la cible avait intérêt à ne pas être un bête officier qu'une balle classique aurait tout aussi efficacement tué. Le Mauser constituait l'ultime atout de Schmidt, sa réponse aux imprévus et aux adversaires les plus coriaces.




Le barrage routier de Foster Avenue avait été installé au carrefour de Foster et Bedford Avenue. Dans cette portion de Brooklyn, les habitations dépassaient rarement un étage, le rez-de-chaussée représentant souvent la devanture d'un magasin. La route étroite permettait juste un axe dans chaque sens de circulation, avec beaucoup de véhicules civils engorgeant les sorties, et des piétons éparpillés partout sur la chaussée. Un calvaire, en cas de course-poursuite, et, de l'avis général des policiers présents, sans doute le dernier choix que ferait un fourgon poursuivi par les autorités pour s'échapper. Les rapports liés à cette alerte faisaient d'ailleurs froid dans le dos, et pas un des agents du barrage ne se serait plaint d'avoir été affecté à un poste aussi tranquille. Les messages radios rapportaient que le fourgon était blindé des pneus au toit, qu'il ne comportait aucune électronique embarquée piratable, et surtout, que son équipage conduisait comme des dingues. Armés d'un dérivé du M16, les ravisseurs n'avaient pas hésité à torpiller au lance-grenade la voiture de patrouille qui les talonnait, prouvant au passage qu'ils disposaient d'engins assez puissants pour creuser un trou dans un barrage routier. Le central supposait que leur destination se trouvait vers la côte de l'Hudson, à moins qu'ils n'espèrent remonter jusqu'à Atlantic Avenue pour s'enfoncer vers l'Est...

Un cri ramena le branle-bas de combat au sein du barrage lorsque, fonçant droit sur les lignes policières, un fourgon ressemblant énormément au signalement diffusé par radio apparut depuis les entrailles de Foster Avenue, charriant sur son passage trois hélicoptères le suivant à bonne distance, et un cortège rugissant de véhicules blanc et noir aux sirènes allumées. Pêle-mêle, les gardiens de la paix se placèrent en position de tir, tout en hurlant aux passants de s'éloigner (bien que le capharnaüm produit soit déjà un excellent avertissement). S'emparant d'un mégaphone, l'officier le plus gradé de la troupe ordonna aux ravisseurs du consul russe de couper le moteur et de sortir, les mains en évidence. N'obtempérant qu'à moitié, le fourgon dérapa avec force grincement de gomme rappant sur l'asphalte, glissant péniblement jusqu'à presque se trouver à la perpendiculaire de l'axe de la route, prit en sandwich entre le barrage et les patrouilles lancées à sa poursuite (exactement comme prévu par les protocoles de la police). Lors d'un éphémère moment de flottement, un silence mortel parut signifier que la cavale venait de s'arrêter, et que les ravisseurs abdiquaient. Puis les individus armés (cinq, portant cagoule et masque respiratoire) tirèrent sur les malheureux bleus du NYPD qui n'avaient pas eu le réflexe de se tenir à couvert, avant d'expédier un trio de grenades en direction de Foster Avenue pour dissuader le gros des troupes de fondre sur leur position. Le silence s'évanouit aussi vite qu'il s'était installé, les déflagrations de tirs et les hurlements de terreur se répercutant dans le carrefour.

Après un délai impossible à mesurer pour les agents du barrage, soumis à un déluge de feu constant (les ravisseurs semblaient disposer de munitions illimitées !), un tout-terrain noir mat se gara en biais de leur côté du No man's land délimité par le fourgon. En sortit un trentenaire, seul, oreillette installée et lunettes noires sur le nez, ses cheveux châtains ramenés en arrière. Un membre des fédéraux, à n'en pas douter. S'approchant à grands pas nerveux, il déploya son badge d'un geste claquant.


" Agent Smith, bureau fédéral. Le FBI m'envoie m'assurer de la sécurité du sénateur Kevin Parker. "  Affirma Johann Schmidt avec autorité, en pointant un bâtiment situé en plein dans la zone de tirs.

" C'est déjà fait, monsieur. Mais pour être franc, je ne crois pas que nous puissions, vous ou moi, servir à grand-chose en ce moment. Les forces ennemies sont bien trop agressives, et ils tiennent un otage. À part les contenir ici, on ne sert à rien. Le central va probablement remonter l'information en plus haut lieu. "

Naturellement, Crâne Rouge savait que le sénateur avait déjà été évacué. Il lui fallait juste une bonne raison pour être sur place. Depuis le barrage, il se trouvait au poste d'observation idéal pour admirer Iron Patriot en action. Et si, pour cela, il lui fallait s’accommoder de la présence horripilante d'un laquais de la police municipale, il consentirait bravement à ce sacrifice.

" Oh merde ! "

Craignant pour la bonne tenue de son plan, le soldat du troisième Reich suivit immédiatement du regard la zone pointée par l'un des policiers. Ses iris ne tardèrent pas à repérer une silhouette à la fenêtre du premier étage du bâtiment où résidait le sénateur Parker, bâtiment censé avoir été évacué à l'installation du barrage. Avec la froideur d'un reptile, son visage se tranquillisa. Il ne s'agissait que d'un groupe de civils bloqués au beau milieu d'un champs de tir. Des dommages collatéraux sans importance, en somme. L'adversaire de Captain America faillit lâcher un commentaire salé, puis se retint au dernier moment, se souvenant qu'il incarnait un agent du FBI, soucieux du bien-être des petits américains. Représentant le grade le plus élevé, il incombait d'ailleurs à l'agent Smith de réprimander les policiers pour avoir commis une telle erreur.

" Je... Je ne comprends pas... Toutes les pièces étaient désertes, quand nous avons fait évacuer les lieux... Je... "  Bégaya le moins muet de l'escouade, tandis que les rafales ne s'interrompaient pas.

" Hé bien ? Ne restez pas plantés là ! Allez les aider à sortir. "  Crut bon d'ordonner Schmidt, en se fiant un peu trop à sa propre expérience de la guerre. Avisant les regards horrifiés et choqués qu'on lui lançait, le peu crédible agent du FBI se rattrapa comme il le put.

" … Dès que l'ennemi sera distrait. C'est ce que je voulais dire : allez-y, dès que les tirs ennemis seront focalisés sur... "

Une forme fugitive dans le ciel lui souffla la fin de son texte.

" … La cavalerie lourde. "


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Reginleif L. Valkyrie

Déesse de la protection

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MessageSujet: Re: Entre deux feux [PV James Rhodeet Reginleif]   Jeu 3 Oct - 5:07






« Les gens ont tendance à tenir pour vrai ce qu'ils souhaitent être la vérité ou ce qu'ils redoutent être la vérité »


La journée s'annonçait radieuse malgré les températures basses pour la saison. Reginleif avait finalement cédé à porter des vêtements humains afin de mieux se fondre dans la masse. Et puis elle n'allait pas non plus porter sa robe blanche tout les jours, que diraient les clients réguliers ?! Non, et avec la monnaies qu'elle avait gagné à la sueur de front, elle avait pu s'acheter quelques fringues quelque-peut à la mode bien qu'elle eut préféré se rendre chez un tailleur, un couturier afin qu'il lui confectionne d'autres robe, mais sa petite paye ne lui avait pas permis. A Asgard, il n'était jamais question de tels futilités, personne n'avait besoin d'argent pour vivre enfin bref, mieux valait ne pas polémiquer sur le sujet, d'autant plus qu'elle s'attristait à force de se retourner sur le passé. Un client entra dans la boutique en levant les bras au ciel, il arborait un sourire jusqu'aux oreilles. Il saisit la main de la fleuriste, l'embrassa puis se redressa en scandant "Je vais me marier !". Répondant par un "Toutes mes félicitations !", l'Asgardienne lui sourit en ajoutant qu'elle pouvait lui faire une grosse promotion sur les bouquets de 25 roses rouges et blanches. Acceptant la proposition l'homme sortit un minuscule écrin qu'il ouvrit afin de montrer son contenu à la jeune femme. C'était donc ce genre de bijoux que les hommes offraient à leur promise. Comment une femme pouvait-elle accepter pareil ouvrage ridicule ? Un tout petite diamant pas plus gros qu'une perle était enchâssé dans un anneau d'or plus fin qu'une brindille. C'était trop simple. Elle se souvint d'une époque ou un clan de femme avait une manière particulière de trouver l'homme de leur vie, elles devaient se battre avec tout ceux qui prétendaient vouloir les épouser, les éliminant un par un au fil des ans jusqu’à ce qu'elles trouvent celui qui les battraient. S'attendant à voir quelque-chose de bien plus travaillé, Reginleif ne montra pas sa déception face à l'enthousiasme du client et le félicita une fois de plus avant de s'occuper de sa commande. C'était certain, il devait en exister de toute sorte de ce genre de bague spécialement pour le mariage, mais elle ne se voyait pas porter pareil bijou jusqu’à ce que la mort vienne afin de la séparer de son bien aimé. Enfaîte non, elle ne pouvait pas se trouver dans ce genre de situation puisqu'elle n'avait pas de bien aimé, et pour cause ! Elle ne s'était jamais intéressée à la question... même après avoir vécu depuis si longtemps.

Le futur marié s'assit au bord du bassin à nénuphars, sur une petite chaise de fer forgé, toujours souriant, il semblait aveuglé de bonheur. Dehors on entendis des crissement de pneus. Mais aucuns des deux individus présents dans la boutique n'y porta attention. La fleuriste coupait les épines et entassait les roses rouges et blanches toutes fraîches, plongée dans une intense réflexion. C'était vrai ça, pourquoi ne s'était-elle jamais intéressée à former un couple comme le font les gens normaux ? Sans doute parce qu'elle n'en avait pas eut le temps. Elle avait passé sa vie à servir et combattre pour le père de toute chose. Se voyait-elle un jour laisser les armes de côté et former une famille ? Non. Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas, c'était plutôt qu'elle n'en avait certainement pas le droit. Un soupire à fendre l'âme sortit de sa bouche tandis qu'elle commençait à couper le papier plastique transparent. Et une raison de plus pour se plaindre de son supérieur. Affichant alors un sourire sournois, elle se promit intérieurement de désobéir à la règle afin de l'embêter et de penser un peut à elle, enfin, si elle en avait l'occasion... bien que ce soit peine perdue. Ses seuls amis étaient des femmes (pour la plupart) résident sur Midgard, les autres des connaissances, mais tous étaient à Asgard. En y repensant, elle n'avait pas rencontré d'homme physiquement désagréable là bas. C'était quoi ça ?! Alors qu'elle venait de terminer son bouquet et d'encaisser l'argent, plusieurs cries retentirent à l'extérieur, suivit de sirène et de crissement de pneus. Mais que se passait-il à l'extérieur ?! Reginleif conseilla au client de sortir par derrière en traversant l'arrière boutique qui menait dans un cour débouchant sur une ruelle transversale. Une fois le client sortit, la fleuriste enfila un manteau noir dont elle referma les pans et serra une ceinture légère juste sous ses seins. Elle n'avait pas froid, c'était juste pour passer inaperçue au milieux des mortels, en cette saison, on mettait un petit manteau. Puis en passant dans une des allée pour se diriger vers la porte de devant, Reginleif saisit une dague dissimulé dans un buisson en pot et la cacha dans sa manche gauche. La modernité à ce niveau là, elle ne s'y fierait jamais, préférant les armes traditionnelles aux méprisantes et stupides armes à feu.

Elle claqua la porte et la referma à clé avant de découvrir un étrange spectacle. Un peut plus loin dans la rue s'attroupaient des voitures et des gens, on se serait crue le jour du Ragnarök ! D'un pas décidé, la fleuriste se rapprocha en restant bien sur le trottoir. Des passants couraient, d'autres hurlaient et certains montraient un immeuble en beuglant qu'il y avait des coups de feu et du monde à l'intérieur. Impossible de comprendre ce qui se passait et l'origine de tout ça. Reginleif se posta sous un arbre un peut à l'écart et croisa les bras tout en essayant de mieux observer les alentours. Il y avait des véhicules arrêté, des hommes en costume, d'ailleurs ils ressemblaient à ces hommes dans le film de l'autre soir, c'était comment déjà ? Les Men in Black. C'était peut-être eux qui sait ! Et si c'était le cas, c'était vraiment qu'il y avait quelque-chose de pas normale qui était entrain de se dérouler. Le brouhaha ambiant empêchait l'Asgardienne d'entendre ce que disaient ces hommes en costard, la seule chose qu'elle cru capter c'était que l'un d'eux donnait des ordres aux autres. Puis un troupeau de journalistes bardés de micros et de caméras fit irruption derrière un véhicule. Seule sous son arbre, à une bonne distance de 30 mètres de tout ce branlebas de combat Reginleif restait silencieuse, elle leva les yeux lorsqu'un des journaliste pointa un doigt vers le ciel. Un reflet lumineux manqua d'éblouir la jeune femme. Tout aller rentrer dans l'ordre puisque' Iron Man arrivait, il allait sauver la population, se pavaner devant les caméras et tout serait vite terminé. S'en était presque exaspérant, oui c'est facile de sauver des vies en s’emparant d'autres, c'est facile d'être indestructible et de porter une armure blindée d'armes, et voler dans les aires... n'étais-ce pas pur façon de se moquer des dieux ? Cet homme dans cet armure n'avait même pas d'ailes. Lorsque la silhouette de l'homme de métal fut plus proche, la fleuriste pu mieux observer ses couleurs. Il n'était pas rouge et or et une étrange arme dépassait de son épaule. Ce n'était pas Tony Stark, mais alors qui étais-ce ? Un second homme dans une armure, et puis pourquoi pas en faire une armée aussi ! Reginleif se crispa tandis qu'un bruit familier la fit tressaillir.  Un bruissement d'aile suivit de croassement animale. Tout doucement elle leva la tête et perçut le signe venant d'un autre monde. Elle savait que ces deux immenses corbeaux portaient pour nom Hugin et Munin, et s'ils étaient là, ce n'était pas due au hasard, les autres passants semblaient ne pas les voir. Leurs croassement raisonnait dans sa tête comme une mise en garde, elle n'entendait déjà plus le brouhaha ambiant. Evidemment elle ne parlait pas corbeau, mais rien que de voir leur présence ici la mettait mal à l'aise. Même dans les moments les plus normaux dans l'histoire de cette ville, il lui était impossible d'échapper à la vue de son supérieur. Il lui fallut un long moment avant qu'elle ne retrouve ses esprit. Les deux corbeaux lancèrent un dernier et sinistre croassement avant de s'envoler et de passer en rase-motte près de cet homme qui donnait les ordres. Pourquoi ? La Valkyrie posa ses yeux bleu sur la silhouette de l'homme en question et ne le trouva pas plus différent des autres, rien de quoi s'alarmer... Le visage impassible, elle repris son observation des environs.  


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